ASSE-OL : La légende du derby dans les années 70
| Sport | Football |
|---|---|
| Compétition | Division 1 |
| Équipes | AS Saint-Étienne vs Olympique Lyonnais |
| Coup d'envoi | Archives historiques |
Les années 70 représentent l'âge d'or du football français et plus particulièrement de l'AS Saint-Étienne. Durant cette décennie, le derby contre l'Olympique Lyonnais revêtait une dimension particulière, opposant la meilleure équipe de France à son voisin rhodanien ambitieux. Suivre un match en direct à cette époque, c'était s'assurer de voir les 'Verts' à l'œuvre, portés par des joueurs légendaires comme Rocheteau, Revelli ou Larqué. L'ambiance dans le stade Geoffroy-Guichard était déjà celle d'un chaudron en ébullition permanente lors de la réception des Lyonnais.
À cette époque, la domination stéphanoise était presque totale, mais le derby restait le match où Lyon pouvait sauver sa saison. Regarder ce match en direct dans les années 70 était un privilège, souvent limité aux résumés télévisés en noir et blanc ou aux reportages radios passionnés. La ferveur populaire autour de l'ASSE dépassait les frontières de la ville pour devenir un phénomène national. Chaque victoire contre l'OL était célébrée avec une ferveur particulière, affirmant la suprématie des mineurs sur les soyeux de Lyon.
Le stade Geoffroy-Guichard n'avait pas encore ses tribunes modernes, mais sa configuration permettait une proximité incroyable entre les supporters et le terrain. Suivre un match en direct entre l'ASSE et l'OL permettait de ressentir l'odeur du gazon et le bruit des chocs entre les joueurs. Les duels étaient virils, parfois à la limite du fair-play, car l'honneur territorial primait sur tout le reste. La rivalité était moins médiatisée qu'aujourd'hui, mais elle était peut-être encore plus viscérale pour les habitants de la région qui se croisaient au travail.
Les entraîneurs comme Jean Snella puis Robert Herbin ont forgé l'identité de l'ASSE basée sur le travail et l'humilité, des valeurs qui résonnaient lors de chaque derby. Un match en direct contre Lyon était l'occasion de démontrer la force du collectif vert. De son côté, l'OL, bien que moins titré à l'époque, possédait des individualités capables de coups d'éclat qui faisaient trembler le peuple vert. On se souvient des interventions musclées des défenseurs et de la vista des milieux de terrain qui dictaient le rythme de ces rencontres épiques.
Tactiquement, le jeu était plus direct, moins basé sur la possession stérile. Les centres et les têtes étaient légion, offrant un spectacle de tous les instants pour les spectateurs. Suivre un match en direct dans les années 70 permettait d'apprécier la technique pure des joueurs qui évoluaient sur des terrains parfois boueux. Les statistiques n'existaient pas sous leur forme moderne, mais tout le monde savait qui avait été le meilleur joueur sur le terrain à la fin des quatre-vingt-dix minutes grâce au sentiment partagé en tribunes.
DerbyZone vous propose de redécouvrir ces racines qui font du derby du Rhône ce qu'il est aujourd'hui. Sans ces affrontements légendaires des années 70, la rivalité n'aurait sans doute pas cette profondeur historique. Que vous soyez un nostalgique des poteaux carrés ou un jeune supporter voulant comprendre d'où vient sa passion, ce voyage dans le temps vous montre que le football est une éternelle histoire de transmission. Le derby ASSE-OL est un monument du patrimoine sportif français à savourer sans fin.
J'y étais en 75, l'ambiance était incroyable. Les Verts étaient vraiment les rois à l'époque.
Même si on perdait souvent, on se battait avec nos armes. C'était du foot authentique, sans tout cet argent.
Le Chaudron portait bien son nom le jour du derby. On ne s'entendait plus parler tellement ça criait !
Toute ma jeunesse... On écoutait le match à la radio et on vibrait à chaque action. Quel souvenir.